Comment la mémoire travaille

Certains résultats expérimentaux dans d’autres domaines peuvent servir de comparaison pour mieux comprendre le fonctionnement de notre mémoire.

Il existe des manifestations fondamentales de l’activité de notre cerveau. Ce sont justement ces aspects élémentaires que nous avons intérêt à bien examiner avant de pousser plus loin l’étude de la mémoire.

Voyez par exemple les effets produits par chaque image d’un film ou d’une vidéo. L’œil reçoit pendant quelques fractions de seconde, une impression lumineuse. Elle est due à la réflexion des rayons lumineux projetés sur le sujet de l’image.

Nous nous trouvons ici en présence de ce que nous appelons une «image visuelle».

La comparaison avec les «images visuelles» nous fera mieux comprendre le processus des «images mentales» auxquelles nous nous intéressons dès qu’il s’agit de mémoire. Ces deux sortes d’images ont en effet le même principe.

On parle d’ailleurs aussi bien de l’impression que vous laisse un événement que de la qualité d’impression d’une imprimante photo.

Afin de bien saisir le sens de ces comparaisons, vous pouvez essayer l’expérience qui suit.

Regardez attentivement un objet d’aspect assez simple, comme par exemple un crayon, un porte-clé, une paire de ciseaux, une montre.

Fermez ensuite les yeux, et essayez de vous représenter en esprit l’objet que vous venez de considérer. Vous constaterez que cela vous est facile.

Cette expérience bien simple n’a pas besoin d’explications détaillées. Nous constatons grâce à elle la possibilité de réalisation de l’image mentale. Mais à la réflexion, nous y trouvons d’autres enseignements intéressants.

Avec sa simplicité apparente, elle met en pleine lumière deux phases bien distinctes du phénomène mnémonique, deux phases qu’il s’agit de ne confondre sous aucun prétexte si l’on veut faire des observations précises dans ce domaine souvent plus délicat qu’on ne pourrait le supposer.

Il y a d’abord la faculté de retenir l’image, puis celle de se la représenter à nouveau.

Récapitulons la marche des choses : vous avez d’abord observé l’objet, puis vous en avez retenu l’image en vous, et enfin vous vous êtes représenté à nouveau cette image. Nous pouvons donc objectivement en conclure que la mémoire procède de trois facultés élémentaires : l’observation, la conservation et le rappel.

La mémorisation est un processus complet et complexe, fait de beaucoup de particularités, toutes aussi passionnantes les unes que les autres.

J’en aborderai une partie plus tard, mais pour l’instant, nous nous bornerons à considérer ensemble avec la plus grande attention les trois éléments fondamentaux dont nous venons de remarquer l’existence, et à les étudier avec un objectif précis.

Ce but sera, par exemple, l’utilisation et la mise en pratique des capacités de notre mémoire pour faciliter l’apprentissage d’une langue étrangère ou pour accélérer l’acquisition de connaissances nouvelles.

Comment retenir tout plus facilement…

Chaque personne est différente

Il existe de grandes différences entre les individus.

La nature ne nous a pas faits égaux. Nous sommes très différents physiquement et certains êtres naissent forts ou beaux quand d’autres sont fragiles ou ingrats.

Mais la nature nous a-t-elle pourvus de manière équitable en intelligence pure, en facilités ou en talents ?

Certainement pas davantage.

Peut-on en déduire qu’il en va de même pour la mémoire et la répartition de ses éléments constitutifs.

Pas forcément.

Pour la plupart des gens, un problème de mémoire peut se résoudre par le développement de l’observation, ou l’amélioration des facultés de concentration. Ceci vient rapidement au moyen d’exercices très simples.

On peut alors voir notre capacité à mémoriser augmenter très vite, et constater à quel point notre facilité à se souvenir d’éléments dont on aura décidé de fixer l’image en soi peut s’améliorer.

Vous devinez que la concentration joue un rôle primordial dans la manière de retenir plus facilement.

Mais alors, si par malheur, votre faculté de concentration est faible également, comment allez-vous faire pour vous en sortir ?

L’incapacité de concentrer son attention correctement est en fait une forme de facilité et de confort mental. Cette paresse mentale, qui devient une habitude, endort l’esprit tout comme la paresse

physique affaiblit le corps et défavorise la musculation. Pour améliorer sa mémoire, il suffit de s’efforcer à maîtriser cette trop grande instabilité de la concentration qui perturbe

l’observation des situations et des choses.

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