L’action de la pensée sur diverses maladies organiques

L’action du moral au cours des épidémies.

Quelques guérisons miraculeuses de l’histoire : tuberculose suppurée du coude, guérie sur la tombe du Curé d’Ars ; taies sur l’œil et perforation d’œil guéries sur la tombe du diacre Paris.

Cas analogue de la clientèle des auteurs : guérison de taies, d’iritis syphilitique, de cataracte. – Tumeur, paralysie, hydropisie guéries au cimetière de Saint-Médard.

2 cas précis de cancer du sein considérablement modifiés par le traitement psychique. Ne faisons pas de la méthode psychique le remède du cancer. – Plusieurs cas de guérison par l’idée de maladies microbiennes : sycosis de la barbe, pelade.

Celui qui aurait une volonté solide pourrait guérir

Rien, dans l’organisme, ne peut se produire sans une incitation partie du système nerveux ou sans l’inverse d’une incitation, c’est-à-dire sans une inertie de celui-ci. On est alors obligé d’admettre que rien, en nous, ne peut échapper à l’action de l’idée, idée consciente ou non.

L’action de l’idée sur les maladies organiques ne peut donc être que très logique. Il est dommage que le médecin soit trop enclin, du fait de la tournure d’esprit que lui a créée l’école moderne, à ne penser que par calories, microbes et produits chimiques.

Le problème de la maladie, même organique, ne peut se résoudre exactement en équation. C’est qu’en effet le facteur pensée ne peut se traduire par un chiffre, et il tient cependant sa grosse place dans la conservation, l’amélioration et la destruction de la santé.

De 2 êtres également infectés, et qui auraient les mêmes résistances organiques, celui qui aurait une volonté solide pourrait guérir, alors que l’autre mourrait. Un bon moral est un bon mode de résistance aux épidémies.

Pendant que l’un de nous était externe à l’hôpital Bretonneau, dans le service des diphtériques, un de ses amis qui est maintenant le Dr F…, vient le voir et lui dit : « Je voudrais bien voir tes diphtériques, mais j’ai si peur ! » – « Alors, vas-t’en, tu viendras un de ces jours. »

L’ami domine sa crainte, enfile une blouse blanche et commence à voir les gorges malades avec nous. 4 jours après, il avait la diphtérie. Reçut-il plus de bacilles de Lœfler que nous-même ? En tout cas, il pensait sûrement autrement.

Quelques guérisons miraculeuses

Il est des guérisons « miraculeuses » de l’histoire qui valent d’être relatées ici. Pour ne pas remonter aux guérisons des aveugles et des paralytiques sous l’effet de la parole du Christ, parlerons-nous de ce cas de tuberculose suppurée du coude, qui guérit, en 1862, sur la tombe du Curé d’Ars ?

Parlerons-nous aussi de quelques guérisons particulièrement retentissantes survenues au 18è siècle, sur la tombe du diacre Paris, au petit cimetière de Saint-Médard ?

Les Jansénistes qui voulaient s’attribuer ces miracles pour prouver la supériorité de leur foi sur celle des Molinistes (car les Molinistes ne faisaient pas de miracles !) ont fixé des résultats de Saint-Médard.

Pierre-Gautier de Pézenas « presque entièrement privé de l’œil gauche depuis son bas âge par 2 dragons (taies)… il se perce l’œil droit au mois de janvier 1732 avec une alêne… ». Puis Pierre-Gautier « ayant recouvert l’œil droit, le 22 avril 1733, par l’intercession de Mr de PARIS… le 14 Mai, en sortant de l’Église, les 2 dragons qui étaient dans son œil gauche avaient disparu… ».

Nous rapprochons de ce cas les 3 observations suivantes de notre clientèle : Héli, enfant de 3 ans, grosse taie sur l’œil gauche depuis le bas âge, consécutive à une conjonctivite suppurée. Une vingtaine de séances « magnétiques » : guérison.

De K… enfant de 5 ans, qu’on nous amène de Belgique : cécité presque complète (l’enfant voit juste pour se conduire) par iritis syphilitique et opacité cornéenne, cécité presque absolue. Une vingtaine de séances « magnétiques » : la vue de l’enfant s’est améliorée d’une façon considérable ; la cornée est devenue transparente.

Mme Bourg : cataracte double si opaque que la malade ne peut plus se conduire seule. Une vingtaine de séances : la malade lit main­tenant son journal et reprend son métier de couturière.

Mais revenons à Saint-Médard. Mademoiselle Thibaut avait le ventre enflé par un squire d’une grosseur énorme, les jambes grosses comme le corps d’un enfant, les pieds tout ronds gros comme la tête, le côté gauche en paralysie… Elle se fait coucher au bas du tombeau de M. de Paris le 19 juin 1731…

Puis Mademoiselle Thibaut fut guérie sur le champ, le 19 juin 1731, tous ses membres hydropiques se désenflent à l’aveu des spectateurs ; elle se lève, s’assied sur le tombeau, et fait voir, en joignant les mains, que son bras gauche ci-devant paralytique et ses doigts… sont guéris. Sa servante, qui lui met ses pantoufles, est frappée d’étonnement de voir ses pieds… si subitement désenflés.

Guérie d’un cancer du sein

En 1712, écrit Caré de Montgeron, la demoiselle Coiron tombe de cheval. Elle se meurtrit violemment le sein gauche. Une extravasation sanguine se fait et persiste. Le chirurgien Antoine Paysant déclare qu’il s’agit d’un cancer. Une ulcération ne tarde pas à se produire, laissant écouler des sanies affreuses.

Un peu de terre provenant du cimetière de Saint-Médard produisit sur-le-champ (?) la dessiccation de la plaie, en même temps que le seul fait de revêtir une chemise ayant pris contact avec le tombeau du diacre Pâris dissipait une paralysie avec contractures dont la demoiselle Coiron était affectée. M. de Fleury, qui commente le fait, fait observer que la plaie supposée cancéreuse ne guérit pas d’un coup : elle mit 1 mois à se cicatriser.

« Certaines tumeurs, ajoute-t-il, traitées par l’eau miraculeuse (de Lourdes) ont guéri lentement, en quelques semaines, alors qu’elles avaient résisté jusque là aux pansements antiseptiques. »

Malade d’un cancer qui a réussi 2 grossesses

À l’appui de la thèse qui veut que des tumeurs – au besoin cancéreuses – soient susceptibles d’être influencées par l’idée, nous avons à citer 2 observations très précises que nous avons vécues en clientèle.

Premier cas. – Cancer du sein gauche (épithélioma) ulcéré sur une surface carrée de 5 à 6 cm de côté ; ganglions de l’aisselle et sus-claviculaires pris ; malade cachectique, inopérable.

Une de nos élèves, Mme Tiss, a le courage d’essayer de traiter la malheureuse. Elle la « magnétise chaque jour par des passes et pose sur la plaie des cotons magnétisés ».

En 15 jours, disparition totale de la suppuration malodorante, apparition de bourgeons charnus de cicatrisation, reprise d’embonpoint, diminution des phénomènes d’intoxication cancéreuse.

Au bout de 3 mois de soins, la tumeur est diminuée de moitié. La cicatrisation cutanée est faite à moitié. État général bon. La malade devient enceinte ! Grossesse normale. Accouchement normal ; enfant vivant.

L’état du cancer ne progresse plus, mais n’empire nullement. Seconde grossesse ! Elle s’écoule aussi normale que la première. 8 jours avant le terme, une artère s’ouvre dans la tumeur. La malade meurt d’hémorragie.

Qu’on veuille bien réfléchir à la puissance d’une action mentale qui a permis à une moribonde de se remettre au point de mener à bien une première grossesse, puis d’en faire une autre tout de suite après. Quelle stimulation vitale a donné l’idée à cet organisme, pour faire jaillir en lui de semblables possibilités.

Tumeur cancéreuse disparue grâce à un traitement mental

Une femme vient un jour nous consulter à l’Institut de Médecine Naturelle. Elle s’appelle Mme Bertone, elle habite rue Boursault, à Paris. Elle nous dit : Je suis atteinte d’un cancer du sein droit récidivé sur la cicatrice opératoire. Il paraît que je suis perdue, mais je viens vous voir parce que je ne veux pas mourir encore (!).

Elle précise : Au début de 1919, j’ai vu le chirurgien Souligou, à l’Hôpital Beaujon. Il m’a dit « Tumeur du sein, il faut enlever cela de suite. » Souligou m’a opérée le 2 mai 1919. Il a enlevé tout le sein et cureté l’aisselle des glandes qui s’y trouvaient.

J’ai été normale jusqu’en janvier 1921. À cette époque, j’ai vu apparaître un noyau dur au milieu de la cicatrice ainsi qu’un gros placard de couleur lie de vin. En avril 1921, j’ai constaté l’existence d’un gros paquet ici (elle montre sa région sus-claviculaire gauche).

Confiante dans les traitements par l’idée, Mme Bertone commence en avril 1921 des autosuggestions suivant la méthode de notre ami Coué : « Chaque jour, je vais de mieux en mieux. » Mme Bertone déclare qu’en 3 semaines le placard lie de vin a totalement disparu ; mais la tumeur récidivée est restée telle.

Nous voyons la malade, le 9 octobre 1923. Nous constatons : cicatrice opératoire d’ablation du sein gauche ; le muscle pectoral n’existe plus.

Au milieu de la cicatrice, tumeur ovoïde du volume d’un demi-œuf de poule adhérente à la peau et adhérente à l’os. Il s’agit d’une façon incontestable d’une récidive cancéreuse post-opératoire. La région sus-claviculaire gauche est absolument comblée par des ganglions. L’état général est assez bon.

Quoique nous nous refusions, on peut dire toujours, à traiter des cancers, nous acceptons de nous occuper de cette femme, en raison de la confiance invraisemblable qu’elle nous accorde.

  • « Vous pouvez tout, docteur, et je vous aiderai de tout moi », déclare-t-elle.
  • « Eh bien, Madame, si vous pensez ainsi, vous pouvez exiger de votre lésion qu’elle disparaisse, et elle doit disparaître. Asseyez-vous devant moi : ma main, que je pose sur votre tumeur, y attire toutes les forces défensives de votre être.

Par votre pensée à vous, vous complétez mon œuvre : vos globules blancs accourent là, sous mon doigt, pour dévorer les tissus malades… Allez-vous en, laissez travailler votre subconscient, et revenez à la Clinique dans 15 jours ».

La malade revint le 23 octobre, sa tumeur a diminué de un tiers. Les ganglions sus-claviculaires n’ont pas diminué. Même séance suggestive courte. Renvoi à quinzaine.

Quand la malade se présente à notre examen, la quinzaine expirée, la tumeur a diminué d’un autre tiers ; les ganglions n’ont pas changé. 3è séance identique : « dans 15 jours, la tumeur aura disparu, disons-nous, venez un dimanche matin montrer à nos élèves votre poitrine guérie. »

La malade vint. Nos élèves constatèrent que la cicatrice était totale­ment libérée. Il n’existait plus de tumeur. Les ganglions étaient toujours là. Nous aurions été heureux de pouvoir continuer la cure.

Qu’arriva-t-il à la malade, nous n’en savons rien, nous ne la revîmes pas. Nous avons appris en décembre 1923 qu’elle était morte.

Il n’est donc pas établi que nous avons prolongé son existence, mais il est formellement établi qu’une tumeur récidivée sur une cicatrice, donc certainement cancéreuse, a disparu rapidement par un traitement uniquement mental.

Nous osons espérer que les lecteurs voudront bien ne pas nous faire dire que nous érigeons le traitement mental à la hauteur d’une panacée qui guérit même le cancer, et qu’il ne leur viendra pas à l’esprit cette phrase prononcée par un médecin qui ne croit pas au pouvoir de l’esprit : « Durville, avec des mots, il guérit tout, et le cancer ! »

Hélas, malgré les mots, le bistouri, le radium et le reste, on mourra sans doute longtemps encore du cancer.

Guéris grâce aux prières ou aux passes magnétiques

Duchâtel et Warcollier disent (Les Miracles de la Volonté) qu’ »un médecin rapporta au Dr Cahanès, le cas d’un professeur de Moscou atteint de sycosis parasitaire, affection de la peau particulièrement rebelle, qui fut guérie en 3 jours, grâce aux prières d’une commère.

On avait constaté la présence de staphylocoques dans le pus, et la maladie avait résisté, pendant 9 mois, à toutes les médications mises en usage contre elle ».

L’un de nous a publié (Journal du Magnétisme) un résultat du même genre. Il s’agissait d’un homme habitant Amiens, Dut.., qui était porteur d’un sycosis grave ayant envahi toute la moustache et une grande partie de la barbe.

L’examen microscopique, fait par un spécialiste connu de la peau, avait mis en évidence d’une façon certaine la teigne caractéristique. Le début de l’affection remontait à 2 années, et, depuis, on avait tenté tous les remèdes possibles.

La directrice de notre Maison de Santé, Mme Raynaud, se chargea du malade, lui fit des « passes magnétiques », et, en 6 semaines, l’affection était absolument guérie. La guérison s’est parfaitement maintenue depuis 9 ans.

Le facteur mental est capable de jouer un rôle dans toutes les maladies

Nous avons eu l’occasion de soigner, uniquement par la méthode psychique, 2 cas de pelade particulièrement graves, chez 2 jeunes gens, MM. Louis et Chard.

Le premier avait sur la tête 11 grandes plaques complètement glabres ; le second n’avait plus un cheveu sur la tête. Si étrange que cela puisse paraître pour des profanes, les 2 malades ont guéri l’un en 6 mois, l’autre en 7. Les cheveux ont repoussé, d’abord très grêles et pâles, puis ils se sont renforcés et colorés.

Qu’on veuille bien, là comme pour les cas de cancer cités plus avant, ne pas faire de nos observations les bases d’une méthode de cure systématique des maladies parasitaires.

Nous entendons seulement démontrer que le facteur mental est capable de jouer un rôle dans toutes les maladies – même les maladies parasitaires.

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