Les facteurs de la réussite

Nous n’avons plus à vous apprendre que les clefs du succès sont:

La Connaissance du but et des moyens,
L’Intérêt pour ce but,
La Volonté de l’atteindre,
La Détermination d’une méthode,
L’Adoption d’une discipline.

Les facteurs de la réussite sur lesquels nous retiendrons votre attention, en terminant, ce seront des attitudes pratiques résultant de l’application de ces grands principes. Ils se réduisent à deux : confiance et ténacité.

La Confiance.

La confiance en laquelle se résume la sagesse Pelmaniste n’est point la pleine maîtrise de soi. Cette maîtrise n’est jamais parfaite, et si elle l’était, nous aurions envers nous-mêmes certitude, non pas simplement foi. Toute confiance implique possibilité d’erreur ou de défaillance, mais une telle éventualité est prévue, acceptée. Consentez donc à courir le risque d’un échec; il ne sera pas très grave, si vous l’avez prévu: vous êtes paré.

Ayez confiance dans votre esprit. « Le bon sens est la chose du monde la plus répandue » (Descartes).

Si vous meublez votre pensée par de l’observation et des lectures, si vous l’assouplissez par de la gymnastique mentale, vous pouvez vous fier à votre jugement.

Ayez confiance dans vos capacités. Fussent-elles minimes, elles existent, et sont perfectibles. Vous devez avoir appris à les mettre en oeuvre.

Ayez confiance en la réalité. Il ne s’agit pas de compter sur une manne céleste pour vous nourrir: il faut que l’on s’aide pour que le ciel nous aide. Mais vous ne vous tromperez guère en supposant qu’il vous appartient de forcer la destinée. Par intelligence, par la souplesse d’action, adaptez-vous aux événements : vous pourrez mettre parmi vos chances l’évolution naturelle des choses. « Rien ne réussit autant que le succès » ; « l’eau va toujours à la rivière ». S’il survient quelque accroc imprévu, l’exception confirme la règle: votre puissance sera proportionnelle à votre compréhension.

Faites confiance aux gens. Certes, vous n’ignorez point que nous sommes entourés d’embûches, de rivalités. Ne vous livrez qu’exceptionnellement, et jamais en entier. Mais, en n’affichant pas de la méfiance, vous éviterez des hostilités, vous verrez plus clair dans le jeu d’autrui. La plus sûre manière de bien tenir un cheval en main n’est point de meurtrir sa mâchoire ou d’éperonner son flanc. Beaucoup de bonne volonté avec, de temps à autre, une sévérité toujours juste: voilà comment on domine autrui, sans lui causer de tort, et même en faisant son bien.

La Ténacité.

La patience qui force le succès n’est ni l ’ attente passive, ni le recommencement perpétuel des mêmes expériences. C’est la ténacité dans l’effort. Combien de fois n’a-t-on pas répété, en d’angoissantes conjonctures, que pour gagner la victoire il faut te tenir quelques minutes de plus que l’adversaire ! Assignez-vous des buts provisoires, dans l’attente du but principal. Non pas comme amusettes, pour « patienter », mais comme moyens, en vue de la fin ambitionnée. Les succès provisoires vous encourageront.

Pas de précipitation! « Faute d’un point, Martin perdit son âne ».

Aspirez à ces buts préjudiciels du même coeur qu’à l’objet de vos désirs suprêmes. Que l’effort modeste et journalier, au lieu de vous « impatienter », vous enchante. A cet égard, mais à cet égard seulement, prenez pour modèle l’avare, qui transporte d’aise toute piécette enfouie dans le bas de laine. L’esprit d’économie vaut par la patience et la continuité du but.

L’efficience de la ténacité résulte de ce que vous coordonnez tous vos moyens d’action dans une tâche de longue haleine : vous vous adaptez de mieux en mieux à cette besogne et vous y accommodez de mieux en mieux la réalité, en la faisant servir à vos fins. D’où une facilité croissante, qui s’augmente par le succès. Voyez à l’oeuvre l’homme d’affaires puissant: une entreprise lui donne accès à une autre, et la réussite fait boule de neige. Il attend qu’un fruit soit mûr pour le cueillir, mais il sait hâter la maturation et semer en temps opportun.

Une ténacité ingénieuse non seulement obtient ce que procure le travail, mais transforme les adversaires en auxiliaires. La résistance de l’obstacle fournit souvent un tremplin pour bondir en avant.

Honneur à l’homme « fils de ses oeuvres », s’il fut fort sans violer la morale, s’il est « parvenu » sans désavouer la modestie de ses origines, si la lutte ne l’a pas rendu inaccessible à la pitié, si le souci de l’intérêt l’a laissé capable de désintéressement! La civilisation se définit non par l’idolâtrie de la force matérielle et de l’argent, mais par l’aptitude à mettre ces puissances, qui mènent le monde, au service de la science, de l’art et de la charité !

Chacun de nous, dans sa sphère, peut faire en petit ce que de rares privilégiés réussissent en grand. Qui donc ne rencontre sur sa route quelque bonne action à accomplir, quelque occasion de prouver sa justice, quelque tentative d’art à encourager? A côté de la poursuite du bien-être pour vous et les vôtres, qu’il vous arrive parfois d’accorder une place à ces buts désintéressés! Jamais l’homme n’a rien trouvé de mieux pour exalter une personnalité, pour gagner ce qui peut être obtenu de bonheur.

reussite_7j_reussir_dans_vie_L

One Comment

  1. Yves

    26 mai 2016 at 6 h 33 min

    On répète toujours qu’à force de travailler dur, on finirait par réussir un jour. C’est vrai et cet article montre justement comment être tenace pour garder nos objectifs en tête et fournir tous les efforts pour les atteindre. Très intéressant.

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *